Les loups du Gévaudan

Sainte-Lucie
48100 Saint-Léger-de-Peyre

Tel : 00 33 (0)4 66 32 09 22
Fax : 00 33 (0)4 66 32 83 65
infos@loupsdugevaudan.com

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Environnement du Parc

Deuxième moitié du XVIIIème

Le Gévaudan

De hautes terres disparaissant trois à quatre mois par an sous la neige ; des plateaux battus par les vents, des forêts encore profondes de nos jours, des pâturages, des landes à genêts immenses, des fermes de granit aux grosses pierres tachées de rouille, des villages tristes aux habitations massives, construites pour durer, mais éloignées, très éloignées des grands centres qui représentaient ce que l’on n’appelait peut-être pas encore la civilisation, ainsi était le Gévaudan durant la deuxième moitié du XVIIIème siécle.

Les habitants du Gévaudan ne manquaient cependant pas de distractions comme on pourrait le supposer.

Comme partout ailleurs dans les campagnes de France, le travail était très pénible et tous les bras étaient mobilisés pour les semailles pour les récoltes et pour les mille et une activités que connaissent d’ailleurs les agriculteurs de notre temps.

A cette époque les enfants participaient également au travail; lorsqu’ils étaient trop jeunes pour manier avec efficacité la faux, la hache ou la fourche, on leur confiait la garde des troupeaux.

C’était aussi une tâche réservée aux femmes, jeunes ou vieilles, lorsque les enfants faisaient défaut à la ferme.

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Ces petits bergers, ces bergères connaissaient bien leurs métier.

Il n’y avait pas de transistors pour les distraire par ailleurs, ils ne se seraient pas permis de ne pas faire consciencieusement leur travail.

Le chef de famille n’admettait pas facilement les excuses, et les mots de « dialogue » de « contestation » n’avaient pas encore fait leur entrée fracassante dans le monde des jeunes.

Ces enfants étaient de bons bergers ; ils avaient quelquefois un chien pour auxilliaire.

En fait, ils n’avaient à craindre que les loups ; à cette époque ils étaient très nombreux en france ; et tout le monde sait que le loup aime bien le mouton.

Sainte – Lucie

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Situation Géographique de Sainte-Lucie :

A 1100 m d’altitude, à 9 km au nord de Marvejols, Sainte Lucie surplombe de près de 400 m à l’est, les gorges de la Crueize (ou de l’Enfer), à l’ouest, la route nationale 9. En face à l’est, le plateau de Fraissinet et d’Espère, distant de moins de 1500 m à vol d’oiseau mais de plus de 12 km si l’on y va par la route. Plus loin le signal de Randon et le « truc de fortunio » plus loin encore, vers le sud-est, le Goulet et le Mont Lozère. A l’ouest, l’Aubrac, au nord le Roc de Peyre et la terre de ce nom.

Historique de Sainte-Lucie :

Il est malaisé de faire l’historique de Sainte Lucie car les documents d’archives à son sujet sont rares et fort peu explicites. On peut faire deux suppositions :

  • Le bois qui couronne ce haut lieu était dans l’antiquité une sorte de temple de la Nature où officiaient les Druides et que les Romains, à leur arrivée en Gaule, ont reconnu comme tel, en lui affectant le mot latin » Lucus » qui signifie « le Bois Sacré »
  • Ou bien encore, ces mêmes Romains y édifièrent un sanctuaire dédié à la divinité Lucine.

Lucine, transposition la tine de « Heraphosphoros » ou « lumineuse », très en honneur chez les Grecs était une divinité spécifiquement romaine : elle assurait la bonne délivrance des mères et l’heureuse naissance des enfants. La racine de son nom vient est le mot latin « Lux » qui signifie « Lumière » parce qu’en effet elle présidait à l’instant où les enfants voient le jour pour la première fois.
On représentait Lucine en costume matronal, avec une fleur dans la main droite et un enfant sur le bras gauche, la tête parfois couronnée de dictame, plante supposée favorable aux accouchements. Elle avait un temple à Rome dans lequel, à la naissance de chaque enfant, les parents payaient un droit pour grossir les trésors de la déesse. On célébrait en son honneur, tous les ans, des fêtes durant lesquelles des hommes couraient chez les femmes romaines et leur frappaient le ventre avec une peau de chèvre semblable à celle que l’on disait habiller la déesse Junon, elle-même protectrice souveraine de la famille.
Rien n’interdit de penser que les Romains, séduits par la belle santé des Gaulois du coin, ont souhaité régénérer leur sang décadent au moyen de fécondes unions, tout en fournissant le « repos du guerrier » à leurs troupes valeureuses. Ils auraient placé cette pépinière de petits Gallo-Romains, bruyants et suceurs de pouce, sous l’égide de la bonne Lucine.
Les Gaulois, dit-on, lançaient du haut du plateau, des cercles de bois enflammés qui dévalaient les pentes et achevaient de se consumer dans le fond de la vallée aujourd’hui dénommée « Vallée de l’Enfer » sans que l’on sache bien s’il s’agit d’une référence à cette étrange coutume incendiaire, rituelle sans doute du culte de Feu.

Sainte Lucie apparaît pour la première fois dans les annales écrites de l’an 1140, à l’occasion d’un hommage rendu à Astrog de Peyre par Montmajour, seigneur de Sainte Lucie. Les seigneurs de Peyre étaient très puissants dans cette partie du Gévaudan et comptaient de nombreux vassaux. Bons chefs militaires, grands bâtisseurs, ils appuyaient leur souveraine autorité sur tout un appareil de forteresses, bastions, maisons fortifiées, garnisons, etc…. Plusieurs d’entre eux furent évêques de Mende, ce qui renforçait encore le prestige et la fortune de la Famille. Le plus illustre des Seigneurs de Peyre est resté dans l’histoire locale sous le nom du « Grand César ». On lui doit le superbe château de la Baume, commune de Prinsuéjols, proche d’ici, surnommé le «Versailles du Gévaudan».

La forteresse de Montmajour avait nom « Chastel-Lux » ou « Chastelus ». Il n’en reste rien aujourd’hui. Elle se dressait sur le terre-plein herbeux, à l’emplacement de l’actuelle croix de granit. Un examen superficiel du terrain suggère de vagues traces circulaires pouvant évoquer des fondations circulaires (tours ? donjons ?). Quoi qu’il en soit, une raison de sécurité amena, comme à l’accoutumée, les éléments d’une population à se regrouper sous la protection de ce « chastel lux ». En effet en ces temps de guerres permanentes, le paysan, dans la campagne, était exposé, ainsi que ses récoltes et son bétail, à toutes sortes de dangers et il venait chercher refuge dans l’enceinte des murailles dès qu’elles étaient élevées : il était suivi en cela par tout un menu peuple également menacé. A cette protection temporelle et musclée, il convenait d’adjoindre celle de la Providence. Sitôt donc qu’une agglomération s’était formée en un point, une église était bâtie et une paroisse était fondée. Cette église était dédicacée à un Saint et par extension, le nom de ce saint devenait très fréquemment celui de la paroisse. Dans le cas présent, on n’alla pas chercher bien loin, puisque « Lux » ou « Lus » il y avait, pourquoi ne pas s’adresser à Sainte Lucie ? Au 17ème siècle, le monument était trois fois plus grand que celui que nous contemplons actuellement.

La seigneurie passa à la famille de Recoux, hommagère des Seigneurs de Peyre. La forteresse, par suite d’un sort contraire, avait disparu ; la paroisse, elle, demeurait, livrée aux vents de toute nature, dont les moindres ne furent pas ceux de la Réforme et de la Révolution de 1789. L’église fut réduite à l’état où nous la voyons de nos jours, modeste, mais fort gracieuse, justement proportionnée aux dimensions actuelles du hameau.
Un escalier extérieur aux marches de granit conduit à son joli clocher à deux baies superposées. La nef est séparée par deux pilastres, avec abside semi-circulaire. Eclairée seulement du côté sud, la voûte actuelle est un simple lambris. Un cordon subsiste à la base des voûtes. A l’extérieur, le portail s’ouvre sur la nef du côté sud, sous un porche. L’abside à sept pans extérieurs, est de style roman ; elle est couronnée de modillons sculptés représentant, entre autres figures, des têtes d’animaux.

Les maisons du hameau sont en granit avec de belles toitures en « lauze ». Elles sont caractéristiques des constructions rurales en Gévaudan au XVIe et XVIIe siècle. Près du cimetière se trouve une admirable grange en « carène renversée », longue de 25 m et large de 8 m, dont la charpente en bois descend jusqu’au sol ce qui est exceptionnel. En terre de Peyre on trouve fréquemment des granges de ce modèle ; le Gévaudan ayant fourni bon nombre de marins à la France, une tradition veut que d’anciens charpentiers de la marine royale aient construit ces charpentes.
Attenant à cette grange, une belle habitation du XVIIe siècle a été restaurée tout récemment. On l’appelait « la maison des Evêques » ; elle avait appartenu, en effet, à deux prélats : Mgr Nègre, archevêque de Tours et son parent du même nom, archevêque de Sibistra. De nos jours on l’appelle « la Maison de Maître ». (Gîte de France).

La Margeride

Massif granitique :

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margeride_02Vous entrez en Margeride, massif granitique aux formes douces, situé entre Haut Allier et Cévennes où collines, vallons et plateaux façonnent le paysage avec harmonie et où les bois de pins, les prés, les landes à genets, les ruisseaux, rivières et lacs forment une immense mosaïque multicolore.

Les hommes et les femmes de ce pays, où histoire et légendes quelquefois se confondent, sont les héritiers d’un monde rural où les valeurs essentielles de notre société ont été sauvegardées.

En effet, sur ces Hautes Terres, situées à plus de 1000 mètres d’altitude, l’occupation humaine forte et ancienne a su préserver au cours des siècles, une culture, un savoir-faire, des paysages et un environnement riche et varié. De véritables passions animent le coeur des habitants de ce beau pays : passion de l’accueil, passion des matériaux traditionnels, tels le bois et la pierre granitique, passion de l’élevage et du travail de la laine, passion des mets et des saveurs hérités de leurs aïeux, passion d’un pays où calme et art de vivre, au fil des saisons, riment avec plaisir et bien-être.

Les amoureux de la nature seront émerveillés par la diversité des paysages, par une flore aux mille parfums. Ils pourront se laisser étonner, à chaque instant, par la fraîcheur des sous-bois, par le murmure des ruisseaux à truite et seront enivrés par ces espaces de liberté.

La faune et la flore :

margeride_03La Margeride est l’une des dernières terres françaises à pouvoir accueillir des animaux aussi emblématiques que mythiques que sont les loups et le bison.

Travail de sensibilisation et de réhabilitation pour le loup, programme de réintroduction en milieu naturel pour le bison.

Dans ces espaces de quiétudes, qui n’ont pas soufferts de la main de l’homme ; il est possible d’observer le vol du Busard et du Milan Royal ou de surprendre le lièvre.

Les rivières font le bonheur du Cincle plongeur, oiseau amphibie, et des loutres, animal rare et très menacé.

C’est en Margeride que prend naissance l’Allier, dont la source est devenue l’un des derniers sanctuaires du saumon.
Les forêts sont l’habitat des Cervidés (chevreuil) ainsi que des sangliers. Le cerf lui n’est qu’un hôte de passage.
La Margeride est un lieu incontournable pour les ornithologues en herbes, puisqu’il est possible d’observer les Mésanges, le Rouge-Gorges, les grands corbeaux…
La Margeride est avant tout la terre du hêtre. Cette région possède une grande diversité végétale (flore alpine, variétés boréales très rares : le bouleau nain). La Margeride est aussi un gigantesque réservoir de plantes médicinales (Arnica, Violettes, Digitales,…).
La population arboricole est aussi largement représentée par la présence de résineux (Pin Silvestre, Epicéa, Sapin Pectiné, Mélèze) et de feuillus ( Sorbier, Bouleaux Blancs, l’Aulne, le Peuplier, le Charme, l’Erable, …).

L’habitat traditionnel :

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Au coeur de la montagne, où le granit est particulièrement massif, les contraintes liées au matériau et au climat ( plus de 1000m d’altitude), la relative stabilité des modes de production sur une longue durée, ont engendré un type de construction dont les formes se sont perpétuées identiques à elles mêmes jusqu’à un passé récent.

L’extraction des pierres se fait sur place au sein de volumes massifs et irréguliers. De ces boules de granit, le tailleur de pierres fera des bâtiments d’exploitation ou d’habitation aux ouvertures miniscules amenant à la construction de murs paraissant taillés à la mesure des géants.. La maison type. La plupart des maisons sont à moitié enterrées dans le sol du côté nord et orientent leur façade vers le sud. Deux types d’organisation sont lisibles :

  • Le modèle « en barres ». L’étable et le logis sont dans le prolongement l’un de l’autre, sous le même toit, séparés par une cloison de bois, par les lits clos, ou par un mur de refend.
  • Le modèle « en L » : Le logis et la grange forment une équerre. Les fonctions sont partagées par niveaux chacun ayant un accés extérieur et intérieur. Au rez de chaussée: le logement des hommes et des animaux communiquent. Au dessus de l’étable, le fenil est accessible par l’intérieur et on distribue le foin, par des trappes, dans les mangeoires. Quant à l’ameublement intérieur, on trouvait encore dans la salle commune en 1930 : des lits clés, compte tenu de la température ambiante, c’était d’ailleurs une situation enviable. Au sein de chaque maison, l’ouvrage le plus remarquable est sans doute le linteau de la cheminée qui occupe tout le mur pignon, à observer aussi les linteaux de portail.
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