Les loups du Gévaudan

Sainte-Lucie
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La Lozère

La Lozère offre une surprenante diversité, des terres pastorales de l’Aubrac aux chaos granitiques de la Margeride, des sinuosités de la Vallée du Lot verdoyante aux pentes du Mont Lozère, des grands espaces des Causses contrastant avec les Gorges du Tarn et de la Jonte aux terres escarpées des Cévennes sentant déjà le thym et la lavande... + d'infos sur :
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Météo

Meute de loups

Le loup, un animal social

00075459Quelle que soit l’origine des loups, la vie sociale reste la même. La taille d’une pourra dépendre du type de proie chassée, de la quantité de proies disponibles, de l’environnement, de la pression humaine, de la saison. La plupart de ces critères détermineront également l’étendue du territoire. La est composée de 4 à 6 individus en moyenne pour un territoire de 200 à 300 km2 dans le sud de l’Europe (France, Italie, Espagne, Portugal), et comporte entre 8 et 15 individus en moyenne pour 1000 à 4000 km2 au Canada, par exemple.

La reproduction s’opère de mi-janvier à mi-mars. C’est à cette période que les mâles adultes, entre eux, et les femelles adultes, entre elles, vont s’affronter. Seul le couple dominant se reproduira. Si un couple reste dominant plus de 3 ans, les jeunes de 2 ans partiront à la recherche d’un autre territoire, d’une autre . Concernant les meutes en France, Italie ou Espagne où le nombre d’individus est d’environ 4 à 6 loups, la situation est différente. Ils ne représentent qu’une seule et même famille (cellule familiale) comprenant un couple reproducteur, deux louveteaux de l’année et éventuellement des jeunes de l’année précédente ; il n’y a pas d’affrontement. Les jeunes ne sont pas suffisamment puissants pour rivaliser contre leurs parents.

A partir de 22 mois, après 2 ans, les sub-adultes vont quitter la à la recherche d’un nouveau territoire, c’est la période dispersion. Phase délicate car ce jeune individu (mâle ou femelle) est inexpérimenté, la possibilité pour lui de rencontrer un autre loup en dispersion, est limité et les dangers sont nombreux.

00077792Il n’y a qu’une portée par an d’environ 4 petits. Seuls 40% des nouveaux nés atteignent l’âge adulte. Dans le clan, chaque individu s’occupe des louveteaux. Si un petit a faim, il mordille les babines d’un des loups de la qui régurgite alors pour le nourrir. Ils atteignent pratiquement leur taille adulte à l’automne et participent alors à la chasse.

L’alimentation et la surveillance de la portée unique sont assurées par tous. Cette vie au sein de la est rude et la compétition sévère. Il faut se battre pour conserver son rang, s’affronter pour devenir dominant, intimider pour se nourrir avant les autres. La vie collective constitue donc, pour ce prédateur, une solution pour augmenter ses chances de survie.

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La meute

L'importance de la meuteL’importance de la

L’identité d’un loup se fonde avant tout sur son appartenance à un groupe, un clan très soudé. La hiérarchie, au sein du groupe, est soulignée régulièrement par des expressions corporelles ritualisées accompagnées bien souvent de sons qui expriment la neutralité, la soumission ou encore l’agressivité. Ce langage corporel est fait de diverses postures et mimiques. Dès son plus jeune âge, le louveteau apprend à montrer sa soumission en adoptant une position rampante, la tête baissée, le regard détourné, les oreilles aplaties et la gueule fermée. Inversement, le regard fixe et les oreilles droites, la queue relevée à l’horizontale et le poil redressé manifestent l’expression d’une dominance. Chaque individu commande celui qui occupe un rang inférieur et obéit à ses supérieurs. Au plus haut de la hiérarchie se trouve le couple dominant (le couple alpha), en général fondateur de la .

00077793La dominance n’est pas établie pour toujours, mais pour quelques saisons seulement. Les remises en question de l’ordre établi ne sont pas rares et donnent parfois lieu à des affrontements violents. Le couple dominant et surtout le mâle (meneur principal) prend les décisions concernant les déplacements, la chasse et le marquage du territoire. L’instinct social des loups se manifeste également par la solidarité entre les individus.

Le du loup n’a intéressé que tardivement. L’étude des loups en milieu naturel n’a débuté qu’à la fin des années trente en Alaska, avec Adolph Murie, biologiste américain.

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Communication

Le hurlement

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Le loup communique avec des sons variés, gémissements, jappements, grognements, aboiements, grondements, et bien entendu hurlements. Le choeur formé de toute la bande émet des vocalisations ininterrompues qui couvrent plusieurs octaves. Mais contrairement à une croyance largement répandue les loups ne hurlent pas forcément plus les soirs de pleine lune.

En milieu naturel, les loups hurlent avant de partir à la chasse; ce permettra de motiver et de donner une cohésion à la . Après la chasse afin de rassembler le groupe ; ce sert aussi à délimiter le territoire d’une par rapport à une autre ou encore pour trouver un partenaire en période de reproduction.

Maintenant concernant les Loups du Gévaudan vivant en captivité, le passage à basse altitude d’un avion de chasse ; les sirènes des pompiers de la ville proche de Marvejols ; ou le dimanche matin les cloches de l’église du village du Buisson provoqueront l’excitation qui entraînera les loups à hurler.
Ce sont les ultrasons et infrasons qui agressent l’ouie délicate de ces canidés.

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