La Lozère avec ses 13 habitants au km2 et ses 45% de surface boisée, est le département le plus «nature» de France. Ici, sur les Terres de Légende du Gévaudan, vous trouverez un paysage harmonieux et sauvage.
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1764 – 1767
Novembre 1764
Les gens se plaignaient que les dragons étaient sans ordre et sans discipline, partout où ils passaient, ils foulaient sans ménagement les récoltes, se faisant fournir à discrétion, et par la force, les vivres et les fourrages dont ils avaient besoin. Comme Duhamel, qui se dépensait cependant beaucoup, ne parvenait pas à débarrasser le pays de cette bête, la mauvaise humeur des paysans se retourna contre lui et il dut quitter le Gévaudan… Février 1765
Antoine n’était pas partisan des battues ; il préférait poster ses hommes dans les affûts, deux par deux, pendant la nuit. L’entente ne pouvait se réaliser entre Antoine et les Denneval et ces derniers furent rappelés. Ils devaient quitter le Malzieu le 18 Juillet après avoir complètement échoué dans leur mission. Antoine avait la réputation d’un homme extrêmement bon et il sut s’attirer la sympathie des paysans. Mais Antoine était déconcerté par le nombre de meurtres que la Bête pouvait commettre et il était pressé d’en finir, d’autant que son service le rappelait auprès du Roi, et qu’il n’avait encore rien fait de positif.
Musée fantastique de la Bête du Gévaudan :
Quelques livres sur la Bête …
Version de Gérard Ménatory“Ce qui est difficile à croire, c’est qu’un loup ait attaqué systématiquement bergers et bergères, car un loup imprégné ou non s’en prendra toujours en priorité aux moutons. Par ailleurs, un loup élevé dans de telles conditions (élevé par Antoine Chastel) n’aurait pas fui devant les chasseurs, puisqu’il n’aurait vraiment eu aucune raison d’en avoir peur, et jamais il n’aurait été nécessaire de le chasser pendant trois ans.
Il reste comme animal possible une hyène.
Dans cette association redoutable qui a commençé à tuer? Quel était le rôle de chacun? Difficile à dire. Mais entre un homme vivant seul, émasculé, mourant de faim et la bête, il y a certainement un lien très étroit. Qui a commençé ? La hyène, peut-être, qui ayant une première fois échappé à son maître a tué une bergère. Peut-être, qui sait Chastel n’a-t-il pris aucune part à ces crimes. Il en aurait eu simplement connaissance et dans cette hypothèse on ne pourrait que lui repprocher d’avoir été complice passif. Antoine Chastel, en somme, couvrait sa hyène. Il la défendait contre les dragons, contre tous ceux qui, avec plus ou moins d’ardeur, participaient aux battues. Bien souvent la Bête disparaissait mystérieusement, où allait-elle ? Vraisemblablement elle trouvait refuge auprès de son maitre.”
Représentations actuelles :
Deuxième moitié du XVIIIème
De hautes terres disparaissant trois à quatre mois par an sous la neige ; des plateaux battus par les vents, des forêts encore profondes de nos jours, des pâturages, des landes à genêts immenses, des fermes de granit aux grosses pierres tachées de rouille, des villages tristes aux habitations massives, construites pour durer, mais éloignées, très éloignées des grands centres qui représentaient ce que l’on n’appelait peut-être pas encore la civilisation, ainsi était le Gévaudan durant la deuxième moitié du XVIIIème siécle. Les habitants du Gévaudan ne manquaient cependant pas de distractions comme on pourrait le supposer. Comme partout ailleurs dans les campagnes de France, le travail était très pénible et tous les bras étaient mobilisés pour les semailles pour les récoltes et pour les mille et une activités que connaissent d’ailleurs les agriculteurs de notre temps. A cette époque les enfants participaient également au travail; lorsqu’ils étaient trop jeunes pour manier avec efficacité la faux, la hache ou la fourche, on leur confiait la garde des troupeaux. C’était aussi une tâche réservée aux femmes, jeunes ou vieilles, lorsque les enfants faisaient défaut à la ferme.
Ces petits bergers, ces bergères connaissaient bien leurs métier. Il n’y avait pas de transistors pour les distraire par ailleurs, ils ne se seraient pas permis de ne pas faire consciencieusement leur travail. Le chef de famille n’admettait pas facilement les excuses, et les mots de “dialogue” de “contestation” n’avaient pas encore fait leur entrée fracassante dans le monde des jeunes. Ces enfants étaient de bons bergers ; ils avaient quelquefois un chien pour auxilliaire. En fait, ils n’avaient à craindre que les loups ; à cette époque ils étaient très nombreux en france ; et tout le monde sait que le loup aime bien le mouton. Sainte – Lucie
Situation Géographique :A 1100 m d’altitude, à 9 km au nord de Marvejols, Sainte Lucie surplombe de près de 400 m à l’est, les gorges de la Crueize (ou de l’Enfer), à l’ouest, la route nationale 9. En face à l’est, le plateau de Fraissinet et d’Espère, distant de moins de 1500 m à vol d’oiseau mais de plus de 12 km si l’on y va par la route. Plus loin le signal de Randon et le « truc de fortunio » plus loin encore, vers le sud-est, le Goulet et le Mont Lozère. A l’ouest, l’Aubrac, au nord le Roc de Peyre et la terre de ce nom. Historique :Il est malaisé de faire l’historique de Sainte Lucie car les documents d’archives à son sujet sont rares et fort peu explicites. On peut faire deux suppositions :
Lucine, transposition la tine de « Heraphosphoros » ou « lumineuse », très en honneur chez les Grecs était une divinité spécifiquement romaine : elle assurait la bonne délivrance des mères et l’heureuse naissance des enfants. La racine de son nom vient est le mot latin « Lux » qui signifie « Lumière » parce qu’en effet elle présidait à l’instant où les enfants voient le jour pour la première fois. Sainte Lucie apparaît pour la première fois dans les annales écrites de l’an 1140, à l’occasion d’un hommage rendu à Astrog de Peyre par Montmajour, seigneur de Sainte Lucie. Les seigneurs de Peyre étaient très puissants dans cette partie du Gévaudan et comptaient de nombreux vassaux. Bons chefs militaires, grands bâtisseurs, ils appuyaient leur souveraine autorité sur tout un appareil de forteresses, bastions, maisons fortifiées, garnisons, etc…. Plusieurs d’entre eux furent évêques de Mende, ce qui renforçait encore le prestige et la fortune de la Famille. Le plus illustre des Seigneurs de Peyre est resté dans l’histoire locale sous le nom du « Grand César ». On lui doit le superbe château de la Baume, commune de Prinsuéjols, proche d’ici, surnommé le «Versailles du Gévaudan». La forteresse de Montmajour avait nom « Chastel-Lux » ou « Chastelus ». Il n’en reste rien aujourd’hui. Elle se dressait sur le terre-plein herbeux, à l’emplacement de l’actuelle croix de granit. Un examen superficiel du terrain suggère de vagues traces circulaires pouvant évoquer des fondations circulaires (tours ? donjons ?). Quoi qu’il en soit, une raison de sécurité amena, comme à l’accoutumée, les éléments d’une population à se regrouper sous la protection de ce « chastel lux ». En effet en ces temps de guerres permanentes, le paysan, dans la campagne, était exposé, ainsi que ses récoltes et son bétail, à toutes sortes de dangers et il venait chercher refuge dans l’enceinte des murailles dès qu’elles étaient élevées : il était suivi en cela par tout un menu peuple également menacé. A cette protection temporelle et musclée, il convenait d’adjoindre celle de la Providence. Sitôt donc qu’une agglomération s’était formée en un point, une église était bâtie et une paroisse était fondée. Cette église était dédicacée à un Saint et par extension, le nom de ce saint devenait très fréquemment celui de la paroisse. Dans le cas présent, on n’alla pas chercher bien loin, puisque « Lux » ou « Lus » il y avait, pourquoi ne pas s’adresser à Sainte Lucie ? Au 17ème siècle, le monument était trois fois plus grand que celui que nous contemplons actuellement. La seigneurie passa à la famille de Recoux, hommagère des Seigneurs de Peyre. La forteresse, par suite d’un sort contraire, avait disparu ; la paroisse, elle, demeurait, livrée aux vents de toute nature, dont les moindres ne furent pas ceux de la Réforme et de la Révolution de 1789. L’église fut réduite à l’état où nous la voyons de nos jours, modeste, mais fort gracieuse, justement proportionnée aux dimensions actuelles du hameau. Les maisons du hameau sont en granit avec de belles toitures en « lauze ». Elles sont caractéristiques des constructions rurales en Gévaudan au XVIe et XVIIe siècle. Près du cimetière se trouve une admirable grange en « carène renversée », longue de 25 m et large de 8 m, dont la charpente en bois descend jusqu’au sol ce qui est exceptionnel. En terre de Peyre on trouve fréquemment des granges de ce modèle ; le Gévaudan ayant fourni bon nombre de marins à la France, une tradition veut que d’anciens charpentiers de la marine royale aient construit ces charpentes. La MargerideMassif granitique :
Les hommes et les femmes de ce pays, où histoire et légendes quelquefois se confondent, sont les héritiers d’un monde rural où les valeurs essentielles de notre société ont été sauvegardées. En effet, sur ces Hautes Terres, situées à plus de 1000 mètres d’altitude, l’occupation humaine forte et ancienne a su préserver au cours des siècles, une culture, un savoir-faire, des paysages et un environnement riche et varié. De véritables passions animent le coeur des habitants de ce beau pays : passion de l’accueil, passion des matériaux traditionnels, tels le bois et la pierre granitique, passion de l’élevage et du travail de la laine, passion des mets et des saveurs hérités de leurs aïeux, passion d’un pays où calme et art de vivre, au fil des saisons, riment avec plaisir et bien-être. Les amoureux de la nature seront émerveillés par la diversité des paysages, par une flore aux mille parfums. Ils pourront se laisser étonner, à chaque instant, par la fraîcheur des sous-bois, par le murmure des ruisseaux à truite et seront enivrés par ces espaces de liberté. La faune et la flore :
Travail de sensibilisation et de réhabilitation pour le loup, programme de réintroduction en milieu naturel pour le bison. Dans ces espaces de quiétudes, qui n’ont pas soufferts de la main de l’homme ; il est possible d’observer le vol du Busard et du Milan Royal ou de surprendre le lièvre. Les rivières font le bonheur du Cincle plongeur, oiseau amphibie, et des loutres, animal rare et très menacé. C’est en Margeride que prend naissance l’Allier, dont la source est devenue l’un des derniers sanctuaires du saumon. L’habitat traditionnel :
L’extraction des pierres se fait sur place au sein de volumes massifs et irréguliers. De ces boules de granit, le tailleur de pierres fera des bâtiments d’exploitation ou d’habitation aux ouvertures miniscules amenant à la construction de murs paraissant taillés à la mesure des géants.. La maison type. La plupart des maisons sont à moitié enterrées dans le sol du côté nord et orientent leur façade vers le sud. Deux types d’organisation sont lisibles :
Ici, sur les Terres de Légende du Gévaudan, vous trouverez un paysage harmonieux et sauvage. Le village de Sainte Lucie dominant le Val d Enfer, bénéficie d’un panorama unique qui s’étend à perte de vue jusqu’au Mont Lozère et à l’Aubrac. Le calme vous enchantera et vous vibrerez lors des hurlements des loups. Le parc de vision vous est ouvert afin de découvrir avec nos spécialistes cinq sous-espèces du Canis lupus. Le parc d’observation est réservé aux scientifiques afin qu’ils puissent observer cet animal dans le plus grand enclos réservé à des loups en captivité. |
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